
L’objectif
de la prise en charge est d’améliorer la qualité de vie du Résident et des
aidants à travers des traitements médicamenteux et une approche non
médicamenteuse. La thérapeutique médicamenteuse doit s’intégrer dans un plan de
soins et d’aide avec prévention des complications de la maladie et éducation des
aidants.
LES TRAITEMENTS NON
MÉDICAMENTEUX




Chacun, malade ou bien portant,
a cinq dimensions ou besoins constitutifs de l’humanité.
- - Le corps : bouger, agir, se reposer, être caressé...
- L’affectivité et les sens : sentir, goûter, parler, entendre...
- Le mental (fonctions cognitives) : apprendre, lire, créer...
- La relation à l’autre : être en contact avec les autres, aimer et être
aimé...
- La spiritualité et la recherche de sens, religieux ou simplement
humain.
La vie, pour être épanouie, va mettre en jeu ces dimensions à des moments
différents de l’existence. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer les a
conservées. C’est toujours un être humain, quoi qu’en disent certains, qui va
connaître des besoins et des désirs pour les mettre en action. Mais les « codes
d’accès » pour les concrétiser sont totalement perturbés.
Par
exemple, pour montrer son désir d’action physique, le patient peut parcourir
jusqu’à 30 kilomètres par jour sans s’arrêter en déambulant. Un autre – et cela
sera bien plus difficile à vivre par la famille comme par les soignants – va se
déshabiller sans cesse ou éprouver le besoin de parler fort, voire de
crier.
La Direction générale de l’action sanitaire le souligne dans un rapport (2)
: le travail auprès de ces personnes doit considérer quatre axes de
développement afin de proposer un accompagnement à effet thérapeutique :
- - Maintien ou réhabilitation des capacités fonctionnelles restantes
(ergothérapie, cuisine, activité physique...).
- Maintien ou réhabilitation des fonctions cognitives restantes
(stimulation mémoire, jardinage...).
- Mobilisation des fonctions sensorielles (stimulation, musicothérapie...).
- Maintien du lien social des Résidents (repas, art-thérapie...).
Ajoutons la dimension spirituelle, souvent oubliée dans les documents
administratifs, que l’on soit croyant ou athée... « Pourquoi je vis, vers quoi
je vais... ? » Ces questions viennent se bousculer dans la tête des proches
comme dans celle des soignants, surtout en présence du malade.
(2)
DGAS, cahier des charges des PASA et UHR.